• QUAND LA FEMME EST GRILLAGEE , TOUTES LES FEMMES SONT OUTRAGEES ! Pierre PERRET

mercredi 6 avril 2011

Comprendre les résultats d'une prise de sang ?


 
Résultats d'analyse pour les leucocytes et les hématies.  
© L'Internaute Magazine
 
Le bilan hématologique figure souvent en tête de liste dans les analyses. Il consiste à mesurer les éléments qui composent le sang, principalement les célèbres globules rouges et leurs frères globules blancs, dont vous avez certainement entendu parler.
 C'est quoi les hématies ?Les hématies, plus connues sous le nom de globules rouges, ont pour fonction de transporter l'oxygène dans tout l'organisme. Ils sont donc essentiels. "Pour savoir si notre sang peut transporter suffisamment d'oxygène, on mesure surtout le taux d'hémoglobine, commente le Dr Daniel Gloaguen. C'est le composant des hématies qui donne sa couleur rouge au sang mais, surtout, c'est grâce à elle que l'oxygène peut être transporté." Le taux d'hémoglobine dans le sang est exprimé en grammes sur la feuille de résultats.
 Et si on n'est pas dans la norme ?- Lors que le taux est trop bas, on parle d'anémie : les muscles et les organes sont moins approvisionnés en oxygène, ce qui peut entraîner pâleur, fatigue et essoufflement à l'effort.
"Plusieurs causes peuvent être à l'origine de l'anémie, comment Daniel Gloaguen. Elle est souvent due à un manque de fer, qui peut lui-même être provoqué par des règles abondantes, un régime trop strict ou encore des séances de sport intensives."
- Le taux d'hémoglobine peut également être trop élevé, même si c'est plus rare. "C'est notamment le cas chez des personnes qui ont passé plusieurs semaines en altitude, à plus de 2 000 mètres. L'oxygène est plus rare, le corps en manque et réagit en produisant plus d'hémoglobine, ce qui devrait en théorie apporter plus d'oxygène dans l'organisme." Aucun danger dans ce cas précis. En revanche, certains sportifs utilisent une substance illicite bien connue, l'EPO, qui augmente elle aussi le taux d'hémoglobine : mieux alimentés, les muscles peuvent ainsi augmenter leurs performances. "L'ennui, poursuit le Dr Gloaguen, c'est que si le sang a trop d'hémoglobine, il devient visqueux." Gare alors aux accidents cardiovasculaires.
Autre mesure qui peut avoir son importance, le signe VGM ou volume globulaire moyen. "C'est un outil précieux car si le VGM est trop bas, cela peut faire penser à une anémie par carence en fer. A l'inverse, un VGM très élevé peut être un symptôme d'alcoolisme ou encore d'anémie par manque de vitamine B12 ou encore que les globules rouges n'ont pas eu le temps d'arriver à maturité. D'une manière générale, d'ailleurs, une analyse de sang ne veut pas dire grand-chose sans examen clinique."
 C'est quoi les leucocytes ?
Les leucocytes, ce sont les globules blancs.
Il en existe cinq types. Les plus connus (et sans doute les plus importants) sont les célèbres lymphocytes, les garants de notre immunité contre les agressions extérieures. "La quantité de leucocytes peut varier d'une personnes à l'autre en fonction de critères génétiques. Par exemple, les Noirs en ont généralement moins que les Blancs, car leurs globules blancs adhèrent plus aux parois des vaisseaux et sont donc moins présents dans le sang."
 Et si on n'est pas dans la norme ?- Le nombre de leucocytes peut augmenter considérablement lorsque l'on souffre de certaines infections bactériennes ou virales (infections dentaires, urinaires ou autres). "Dans certains cas, cela peut aller jusqu'à 20 000 ou 30 000 par mm3 (nome : 4 000 à  8 000 ndlr)", commente Daniel Gloaguen.
- Le nombre de leucocytes peut chuter dans certaines infections virales, au premier rang desquelles le sida, mais aussi suite à la prise de certains médicaments ou dans quelques types de leucémie. La conséquence fâcheuse est que l'on devient plus sensible aux maladies qui traînent, puisque notre organisme fait moins bien rempart.
"On ne peut rien faire pour avoir un nombre de leucocytes adéquat, explique le Dr Gloaguen. Ils constituent un indicateur de notre état immunitaire, pas un élément sur lequel on peut jouer."

 
Sans plaquettes, pas de coagulation.  
© L'Internaute Magazine
 
 C'est quoi les plaquettes ?
Les plaquettes, ce sont ces petits éléments dans notre sang qui viennent s'agglutiner pour refermer une plaie ouverte et empêchent ainsi que l'on se vide de notre sang lorsqu'on s'entaille le doigt. Mieux vaut donc en avoir suffisamment, si on ne veut pas saigner trop longtemps !
Valeurs théoriques entre lesquelles notre taux doit se situer : 150 000/mm3 au minimum et 410 000/mm3 au maximum.
 C'est quoi la vitesse de sédimentation ?
Autre valeur importante à prendre en compte : la vitesse de sédimentation. Bizarrement, elle est exprimée en millimètres... "En fait, cela représente la quantité de sang coagulé le long du tube au bout d'une heure, puis au bout de deux heures", explique Daniel Gloaguen. Généralement, la vitesse de sédimentation au bout d'une heure est comprise entre 10 et 20 mm.
 Et si on n'est pas dans la norme ?Ce chiffre peut varier selon les circonstances. Par exemple, la vitesse de sédimentation est souvent très élevée pendant la grossesse, ce qui n'est pas inquiétant pour autant.
 
La glycémie se mesure généralement à jeun. © L'Internaute Magazine
 
 C'est quoi la glycémie ?
Lorsque votre médecin vous a tendu votre ordonnance pour une prise de sang, il vous a bien précisé d'aller la faire le matin, à jeun. C'était notamment pour pouvoir mesurer votre glycémie, c'est-à-dire votre taux de sucre, lorsque vous n'avez rien dans le ventre. Le sucre est une des énergies qui permet à tout notre organisme d'avancer. Sans lui, on est flagada, incapable de faire le moindre effort.
 Et si on n'est pas dans la norme ?
- Lorsque le taux de sucre dans le sang est trop faible, on parle d'hypoglycémie. Il suffit d'un sucre ou d'une friandise pour que la machine reparte dans les minutes qui suivent. Poussée à l'extrême, l'hypoglycémie peut entraîner un malaise, voire un coma si aucun soin n'est apporté.
- A l'inverse, une hyperglycémie peut révéler un pré-diabète ou même un diabète. En temps normal, l'insuline dégrade le sucre présent en trop grande quantité dans le sang. Parfois, l'insuline se met à mal fonctionner ou alors le pancréas ne parvient plus à en produire assez : c'est le diabète. Selon le taux de sucre dans le sang à jeun, on parlera d'hyperglycémie modérée (entre 1,10 g/L et 1,25 g/L), d'intolérance au glucose ou pré-diabète (lorsqu'on approche des 1,26 g/L) ou de diabète (dès que l'on franchit ce seuil). Avoir trop de sucre dans le sang peut créer des dégâts à plusieurs niveaux : les yeux, les reins, le système cardiovasculaire peuvent être endommagés.
Non soignée, l'élévation excessive du taux de sucre peut entraîner un coma diabétique. Rassurez-vous : cela n'intervient généralement qu'après des années d'un diabète non pris en charge. D'où l'intérêt de se faire dépister. "Encore une fois, les chiffres doivent être considérés avec prudence, insiste Daniel Gloaguen. Mais si, au fil des analyses, vous constatez que le taux de sucre est de plus en plus haut, c'est que vous vous acheminez vraisemblablement vers un diabète".
 Peut-on améliorer sa glycémie ?Difficile de lutter contre un mauvais fonctionnement du pancréas ou de l'insuline qu'il fabrique, mais quelques mesures d'hygiène de vie peuvent aider à réduire le taux de sucre dans le sang et à retarder l'arrivée du diabète.
- Perdre du poids si vous avez des kilos en trop ne pourra que vous aider à maintenir votre métabolisme au meilleur de sa forme.
- Adopter une alimentation plus saine : moins de graisse, de viande rouge, assez peu de sucres rapides mais en revanche, beaucoup de fruits et légumes (les fameux cinq par jour). Proscrivez l'alcool autant que possible : certains de ces nectars sont particulièrement riches en sucres.
- Un mode de vie sain est également recommandé : cela passe avant tout par l'arrêt du tabac si vous êtes fumeur mais aussi par une activité sportive régulière. Idéalement, il faudrait pratiquer un sport tel que la natation ou le jogging trois fois par semaine. Si c'est impossible, s'efforcer de marcher 30 minutes par jour à un bon rythme peut faire l'affaire.

 
Une créatinine élevée peut indiquer un problème rénal. © L'Internaute Magazine
 
 C'est quoi la créatinine ?
Dans la case "biochimie" de vos analyses, figure le dosage de la créatinine. Vous avez beau chercher, cela ne vous dit rien ? Normal, ce composé azoté n'est pas très connu, bien que présent de façon permanente dans le sang. La créatinine résulte de la dégradation de la créatine à l'effort. Lorsque tout va bien, elle est éliminée par les reins régulièrement et il n'en reste qu'une petite partie dans le sang.
 Et si on n'est pas dans la norme ?Si la quantité de créatinine est plus élevée que les mesures moyennes indiquées, cela peut indiquer un mauvais fonctionnement des reins. Attention cependant, le taux de créatinine varie d'un individu à l'autre mais aussi selon le mode de vie. Par exemple, si vous êtes très sportif, votre taux de créatinine sera logiquement plus élevé puisque vos muscles auront travaillé plus que la moyenne et qu'ils auront donc dégradé plus de créatinine.
 C'est quoi la clearance créatinine ?En cas de doute, le médecin pourra prescrire une analyse supplémentaire : le dosage de la clairance créatinine dans les urines, prélevées sur 24 h. Elle représente le nombre de millilitres de sang que les reins sont capables de filtrer et d'expurger de la créatinine en une minute. Il existe également une formule, qui permet d'estimer cette clairance grâce au taux de créatinine dans le sang. Cette formule, dite de Cockcroft et Gault, permet d'obtenir un résultat fiable, pour un individu de 20 à 100 ans, dont le poids est compris entre 50 kg et 100 kg. Lorsque tout va bien, ce chiffre, exprimé en millilitres par minute, doit théoriquement se situer entre 90 et 140.
 Et si on n'est pas dans la norme ?
"Ce sont les valeurs usuelles, tempère le Dr Gloaguen. Mais là encore, beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte. La masse musculaire joue un rôle important. En outre, selon l'activité, l'âge, le poids de l'individu, les chiffres peuvent varier sans que cela soit pour autant inquiétant." Associé à d'autres symptômes (sang dans les urines par exemple), un chiffre de clairance bas peut faire penser à une insuffisance rénale.
 Peut-on améliorer le fonctionnement de ses reins ?
Pour garder des reins en bonne santé le plus longtemps possible, quelques bons gestes s'imposent.
- Allez-y mollo sur le sel. Il favorise notamment l'hypertension, particulièrement néfaste pour les reins. D'une manière générale, mangez équilibré et évitez les régimes hyper-protéinés, qui ont tendance à fatiguer les reins.
- Buvez beaucoup d'eau, au moins 1,5 L par jour. Elle aide les reins à bien fonctionner. Préférez les eaux faiblement minéralisées.
- Surveillez votre taux de sucre, un diabète ou même un pré-diabète sont également des facteurs favorisants de l'insuffisance rénale.
- Arrêtez la cigarette : le tabac accélère l'évolution des maladies rénales.

 
Ne pas confondre HDL et LDL cholestérol. © L'Internaute Magazine
 
 C'est quoi le HLD cholestérol ? Et le LDL cholestérol ?
Vous le savez, il y a du bon cholestérol et du mauvais. Mais franchement, vous confondez toujours le HDL et le LDL et vous ne savez pas bien comment faire la différence. Normal, puisque ce n'est pas indiqué clairement sur la feuille de résultats. "C'est très simple, le HDL, c'est le bon cholestérol. En passant dans le sang, il va nettoyer les artères, il est donc bénéfique à notre système cardiovasculaire, détaille le Dr Gloaguen. A l'inverse, le LDL cholestérol, lui, va encrasser les vaisseaux en se déposant le long de leurs parois. C'est lui qui est responsable de la formation de plaques d'athérosclérose, qui rétrécissent les artères."
 Et si on n'est pas dans la norme ?Sur la feuille d'analyse, il faut donc regarder le cholestérol total, certes, mais surtout la quantité de HDL et de LDL. Le plus important, c'est que le LDL soit en-dessous de la barre fatidique de 1,60 g/L. Au-delà, on a coutume de dire qu'on "fait du cholestérol", même si l'expression est inadaptée.
 C'est quoi le rapport LDL/HDL ?
"Le médecin va aussi regarder le rapport cholestérol/HDL. En effet, si vous avez suffisamment de HDL pour débarrasser vos artères du LDL, la situation est acceptable. Ceci dit, le mieux est toujours d'avoir un taux de LDL bas et un taux de HDL relativement élevé." Dans le calcul de ce rapport, on tient également compte des triglycérides. "Ce sont des graisses de fort volume, qui sont stockées dans les cellules en prévision d'un effort. Elles sont amenées par l'alimentation et fournissent de l'énergie." Outre le taux de triglycérides indiqué, il faut également regarder l'aspect du sérum. Il doit être limpide. Une couleur trouble peut attester de la présence en trop grande quantité de ces graisses. "Comme le LDL cholestérol, elles augmentent le risque de problèmes cardiovasculaires, même si c'est moins flagrant. Elles peuvent aussi entraîner des soucis au niveau du pancréas."
 Peut-on améliorer son taux de cholestérol ?
Alors, comment faire pour garder le meilleur équilibre possible entre toutes ces graisses ? Encore une fois, cela passe par l'alimentation et l'hygiène de vie.
- Eviter les viandes rouges et graisses animales d'une manière générale. Charcuterie, fromage, tout cela n'est hélas pas une bonne idée...
- A l'inverse, privilégiez des poissons tels que le saumon, riche en HDL cholestérol et en Oméga-3 ou encore l'huile de colza.
- 5 fruits et légumes par jour, encore et toujours.
- Du sport, du sport et encore du sport, rien de tel pour vous maintenir en santé ! N'en faites pas trop non plus : une activité à un rythme modéré, trois fois par semaine, suffit à se maintenir au top de sa forme.
Attention, toutes ces précautions ne suffisent pas forcément et si vous avez tendance à avoir un taux de LDL cholestérol trop élevé, il faudra faire des analyses très régulièrement. "N'oublions pas que seul un tiers du cholestérol provient de notre alimentation, rappelle Daniel Gloaguen. Le reste est directement fabriqué par notre organisme."

 
Le dosage du fer, du potassium et du sodium sont fréquemment demandés lors d'une analyse de sang. © L'Internaute Magazine
 
 C'est quoi la ferritine ?"La ferritine est une protéine qui permet de stocker le fer dans notre organisme, explique le Dr Gloaguen. Il est souvent préférable de doser la ferritine plutôt que le taux de fer dans le sang, car elle est plus représentative." Théoriquement, la quantité de ferritine doit être comprise entre 50 et 204 µg/L pour les femmes et entre 50 et 280 µg/L pour les hommes.
 Et si on n'est pas dans la norme ?- Les carences en fer sont relativement courantes, notamment chez les femmes entre 15 et 55 ans, en raison des menstruations. Les causes d'un taux de fer trop bas sont multiples : règles abondantes, grossesse, alimentation pauvre en fer... Lorsqu'elle est vraiment importante, cette carence pourra entraîner une anémie. S'ensuivent alors un cortège de symptômes qui perturbent le quotidien : pâleur, fatigue, essoufflement à l'effort, rythme cardiaque accéléré.
- Beaucoup plus rare, le trop-plein de fer existe aussi. Il peut se révéler relativement dangereux à long terme. "C'est ce qu'on appelle une hémochromatose", précise Daniel Gloaguen. L'ennui, c'est qu'elle provoque une surcharge du foie en fer, ce qui peut à la longue provoquer un cancer. Cette surcharge peut être provoquée par divers facteurs : hépatites, cirrhose mais aussi plus simplement certaines maladies inflammatoires ou l'alcoolisme.
 Peut-on améliorer son taux de fer ?- Lorsqu'on souffre d'une carence en fer, la solution est simple : il faut en absorber plus. Comment, me direz-vous ? Facile ! Le fer se trouve en quantité dans certains aliments. Pas tous ragoûtants, il est vrai, mais si c'est pour être en bonne santé... Jetez-vous donc sur la viande rouge, le foie et les abats en général. Végétariens ou âmes sensibles, vous trouverez du fer dans les haricots blancs, le persil, les fruits secs et... le vin ! En revanche, pas tant de fer que ça dans les épinards que Popeye a rendus célèbre. "Mais patience, il faut compter au moins un ou deux mois d'une alimentation riche en fer avant que les réserves ne remontent sensiblement", commente Daniel Gloaguen. Pour les carences plus importantes, il existe des médicaments qui apportent le complément de fer nécessaire.
- Pour les trop-pleins de fer, il faut généralement pratiquer des saignées pour faire baisser le taux.
 C'est quoi le sodium et le potassium ?Sodium et potassium peuvent également figurer parmi les résultats d'analyse. "Ce sont des minéraux qui assurent la bonne osmose sanguine."
 Et si on n'est pas dans la norme ?- Le sodium est un élément contenu notamment dans le sel. S'il est présent en trop forte quantité dans l'organisme, il peut être responsable d'hypertension. En outre, comme il a la capacité de retenir l'eau dans le corps, provoquant potentiellement des œdèmes, du poumon notamment.
- A l'inverse, un taux trop bas de sodium peut entraîner une déshydratation avec les symptômes associés : sensation de soif, sécheresse de la peau, etc. Un manque de sodium peut également être responsable d'hypotension.
- Un manque ou un excès de potassium peuvent provoquer un arrêt cardiaque. "Un simple électrocardiogramme peut d'ailleurs permettre de dire si un trouble cardiaque est dû à un déséquilibre en potassium", précise le Dr Gloaguen.
 Peut-on améliorer son taux de potassium et de sodium ?
- Si vous souffrez d'une carence en potassium, c'est facile : il faut manger des aliments qui en sont riches. La liste est longue. On y trouve notamment l'abricot, l'avocat, l'orange, la courgette, la citrouille ou encore les dattes. Bien sûr, il faudra aussi identifier la source du problème si malgré ce nouvel apport les problèmes persistent.
- Un excès de potassium se traite de la façon exactement inverse : il faut limiter l'apport en supprimant de son alimentation les éléments riches en potassium. Attention, à faire sous surveillance médicale car un tel excès, s'il se répète sur plusieurs analyses de façon significative, peut être le symptôme d'un problème rénal.
- Pas assez de sodium ? Lâchez-vous sur le sel et autres éléments contenant du sodium. Avec modération tout de même car la charcuterie et les petits biscuits apéritifs sont aussi très gras, ce qui n'est pas bon pour le taux de cholestérol !
- Plus souvent, on observe un excès de sodium, qui peut souvent être corrigé en évitant de resaler le plat servi à table ou en se freinant sur la charcuterie et le fromage.

 
Des enzymes élevés peuvent refléter une pathologie mais aussi, tout simplement, le fait que l'on vient de faire un effort physique. © L'Internaute Magazine
 
 C'est quoi les transaminases et les gamma GT ?A la rubrique "Enzymologie" figurent trois noms barbares : les transaminases SGOT ou ASAT, les transaminases SGPT ou ALAT et les gamma-glutamyl transeptidases... "Ce sont des enzymes, explique Daniel Gloaguen. Ils sont fabriqués par le foie mais aussi par les muscles, dont le cœur et même pour certains par le pancréas."
 Et si on n'est pas dans la norme ?
Le taux de transaminases peut exploser dans bon nombre de cas. "Mais il faut se souvenir qu'une mesure élevée sur une analyse à un jour donné ne veut vraiment pas dire grand-chose, à moins que le chiffre soit vraiment anormalement élevé par rapport aux normes."

Quoi qu'il en soit, une telle augmentation n'est pas spécifique d'une maladie. Par exemple, les taux augmentent considérablement juste après un effort musculaire. De même, la prise d'un contraceptif oral ou d'un antiépileptique peuvent déclencher une surproduction, ainsi que l'obésité. Certaines pathologies cardiaques ou les différentes hépatites sont également à l'origine de dérèglements.

Les Gamma GT sont célèbres pour leur réactivité face à l'alcoolisme chronique. "Mais attention, des Gamma GT élevés ne reflètent pas forcément un alcoolisme. Ils sont également très réactifs aux hépatites ou à d'autres maladies du foie, ainsi qu'à de très nombreux médicaments (antidépresseurs, anticoagulants, antidiabétiques...). Trop de gens ont tendance à faire l'amalgame."
 Peut-on améliorer son taux de transaminases ?A part arrêter de boire si l'on a tendance à trop forcer sur la bouteille ou changer de médicaments si l'on en prend, on n'a pas vraiment de moyen de jouer sur ces enzymes.

 
Le dosage de TSH permet de détecter un éventuel problème de thyroïde. © L'Internaute Magazine
 
 C'est quoi la TSH ?
Sur votre feuille, trois lettres : T.S.H. C'est l'acronyme pour Thydroïd Stimulating Hormone. La TSH est une hormone produite par l'hypophyse pour stimuler le fonctionnement de la glande thyroïde. Ainsi, en vérifiant la quantité d'hormones produites, on peut en déduire si la thyroïde fonctionne correctement ou non. Cette glande en forme de papillon située dans le cou sert ensuite à son tour à produire des hormones qui iront réguler la vitesse de fonctionnement de plusieurs éléments de notre organisme, dont le cœur.
 Et si on n'est pas dans la norme ?- Un taux de TSH plus faible que la moyenne indiquée signifie que la thyroïde fabrique déjà trop d'hormones : l'hypophyse tente donc de réguler en lui en commandant moins, d'où le taux bas. Mais la thyroïde n'écoute pas forcément les ordres et peut se mettre à fonctionner en solo : c'est l'hyperthyroïdie. Le malade devient alors très nerveux, peut faire de la tachycardie et enregistre souvent une perte de poids subite et assez sévère.
- A l'inverse, un taux élevé de TSH indique que la thyroïde ne fonctionne pas assez. L'hypophyse lui commande donc d'accélérer un peu le rythme mais là encore, la petite glande papillon peut décider de n'en rien faire : c'est l'hypothyroïdie. Elle se manifeste essentiellement par une fatigue extrême et un fonctionnement au ralenti. Frilosité, pâleur, douleurs musculaires peuvent également être au rendez-vous.
 Peut-on améliorer son taux de TSH ?
Aucun moyen d'influer soi-même sur son taux de TSH. La seule solution consiste à administrer des hormones de synthèse pour pallier le manque en cas d'hypothyroïdie.
Si au contraire la thyroïde fonctionne trop, le médecin pourra prescrire des anti-thyroïdiens de synthèse ou un traitement à l'iode radioactif. En cas d'échec, il faudra peut-être procéder à l'ablation d'une partie de la glande.
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Numération formule sanguine

L'hématocrite

  • Le sang est composé de cellules (globules rouges et blancs et plaquettes) qui baignent dans un liquide salé, le plasma. La proportion entre cellules et plasma s'appelle l'hématocrite. Il est entre 40 et 54% chez l'homme et entre 35 et 47% chez la femme. Cela signifie que la femme a globalement moins de cellules sanguines par rapport à son plasma que l'homme. La cause tient au fait que tous les mois elle perd du sang avec ses règles.
  • Si l'hématocrite est bas, on dit qu'il y a hémoconcentration (c'est ce qui se voit dans les déshydratations importantes ) ; si l'hématocrite est élevé, on dit qu'il y a hémodilution (c'est ce qui se voit dans les hémorragies graves, et dans certaines maladies métaboliques rares).

Les globules rouges


Age et sexe
Globules rouges
Hémoglobine
Nouveau né
5,8 millions/ml
18 à 20 g/100 ml
Enfant de 1 an
4,5 millions/ml
11 g/100 ml
Homme de plus de 15 ans
5,2 millions/ml
16 g/100 ml
Femme de plus de 15 ans
4,8 millions/ml
14 g/100 ml
Femme enceinte (8 à 12 semaine)
4,3 millions/ml
11 g/100 ml
Ce tableau donne le nombre de globules rouges.
  • En dessous de ces chiffres, c'est une anémie.
  • Au dessus de ces chiffres, c'est une fausse polyglobulie.
  • Les globules rouges peuvent être de taille variable. C'est ce qu'on mesure dans le VGM (volume globulaire moyen). Il est en général compris entre 85 et 95 3. En dessous, c'est une microcytose, et au dessus, c'est une macrocytose. Lorsque les globules rouges sont de taille inégale, cela témoigne d'une anomalie de fabrication des globules rouges, quelle qu'en soit la cause.
  • On peut donc avoir des anémies microcytaires ou des anémies macrocytaires , ou des anémies normocytaires , selon que les globules rouges sont trop petits, trop gros ou normaux.. Il en est de même pour les polyglobulies.
  • Les globules rouges ne vivent que 120 jours et sont donc remplacés. Les cellules de la moelle osseuse qui les fabriquent s'appellent des réticulocytes.

L'hémoglobine

  • Chaque globule rouge contient de l'hémoglobine. Le taux normal est entre 13 et 18 g/100ml chez l'homme, et entre12 et 16 g/100ml chez la femme, toujours pour les mêmes raisons de règles.
  • En dessous de ces chiffres, on parle d'anémie hypochrome parce qu'il y a peu d'hémoglobine.
  • Si l'hémoglobine est normale, on dit que c'est normochrome . On peut donc avoir des anémies normochromes et hypochromes.
  • Au dessus de ces chiffres, c'est une vraie polyglobulie.
On mesure également la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine, le CCMH. Il est normalement entre 32 et 38%, ce qui signifie que 32 à 38% du volume intérieur du globule rouge est occupé par l'hémoglobine.

Le fer sérique

  • Généralement, le médecin demande cet examen à part en plus de la NFS. Il a pour but de mesurer le taux de fer dans le sang, fer qui est attaché à l'hémoglobine et qui sert à fixer l'oxygène et le gaz carbonique sur les globules rouges.
  • Si le taux de fer est bas, on dit que c'est une hyposidérémie, et s'il est trop haut, on parle d'hypersidérémie.

Les globules blancs

On les appelle aussi les  leucocytes . Leur taux normal est compris entre 4000/mm3 et 10.000/mm3.
  • Lorsque leur taux est augmenté, on parle d'hyperleucocytose.
  • Lorsque leur taux est abaissé, on parle de leucopénie.
Ces leucocytes sont classés en différentes populations selon l'aspect des cellules et de leur noyau.
  • Les neutrophiles (ne sont pas colorés) : 1800 à 7000/mm3, soit 45 à 70%. Une baisse du taux est une neutropénie et une élévation une neutrophilie.
  • Les éosinophiles (colorés en rouge) : 50 à 300/mm3, soit 1 à 3%. Leur augmentation est une éosinophilie
  • Les basophiles (colorés en bleu) : 10 à 50/mm3, soit moins de 1%. Leur élévation est une basophilie
  • Les lymphocytes (cellules au noyau rond) : 1500 à 4000/mm3, soit 20 à 40%. Leur excès est une hyperlymphocytose et leur baisse une lymphopénie.
  • Les monocytes (petites cellules rondes et bleutées) : 100 à 700/mm3, soit 3 à 7%. Leur excès s'appelle une monocytose.

Les plaquettes

  • Elles ont pour rôle de faire coaguler le sang.
  • Leur taux normal est compris entre 200.000 et 400.000/mm3. En dessous, c'est une thrombopénie, et au dessus, c'est une hyperplaquettose.
Auteur :Dr. Denise Cazivassilio (Medservices)









1 commentaire:

  1. Par le taux d'hémoglobine,peut-on savoir si on est AA,AS ou SS sans l'électrophorèze?

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